Dans un livre portant sur les mécanismes de l’hypnose comme méthode de relaxation, des auteurs de différentes universités rapportent des recherches en neuroscience cognitive. Au chapitre 3, les travaux d’Egner et Raz m’ont particulièrement intéressés. Suite à l’induction d’une relaxation progressive intensifiée par des suggestions hypnotiques, les sujets les plus relaxés présentaient plus de difficultés dans des tâches de conflit cognitif. Dans ces tâches Stroop on demandait aux sujets de diriger volontairement leur attention sur la couleur de mots désignant d’autres couleurs. Comme ceux qui sont plus relaxes y performent moins bien, on en conclue que les suggestions induisent la relaxation en réduisant la connectivité entre le centre frontal de détection de conflit et les centres latéraux ayant des fonctions de contrôle (disruption of functional interaction between medial frontal conflict-monitoring and lateral frontal control functions in hypnosis).
Mon interprétation est que pour fonctionner, une séance de relaxation par hypnose doit donc nous amener, progressivement, de plus en plus, à ne nous concentrer que sur des acquis positivement centrés sur d’autres certitudes positives pour nous. La relaxation implique une immersion totale de la conscience dans un champ cognitif libre de tout conflit, de tout problème, de tout irritant possible.
Métaphoriquement, nous désembrayons le centre de traitement cognitif volontairement orienté vers les buts et la résolution de problème. C’est tout simplement cela qui produit la relaxation intense qui caractérise l’hypnose. Tout simplement… cela…
Références:
Egner, T. and Raz, A. Cognitive Control Processes and Hypnosis. (2007) In G. Jamieson (ed), Hypnosis and Conscious States: The Cognitive Neuroscience Perspective. London: Oxford University Press
http://sites.google.com/site/egnerlab/publications
Sheehan, P. W., Donovan, P., & MacLeod, C. M. (1988). Strategy manipulation
and the Stroop effect in hypnosis. J Abnorm Psychol, 97(4), 455-460.
http://www.arts.uwaterloo.ca/~cmacleod/Research/Articles/jap88.pdf
Carnet de psychologie scolaire: psychothérapie, métaphores, relaxation, hypnose, visualisation, motivation
mardi 20 octobre 2009
Mécanisme de l'hypnose
Dans un livre portant sur les mécanismes de l’hypnose comme méthode de relaxation, des auteurs de différentes universités rapportent des recherches en neuroscience cognitive. Au chapitre 3, les travaux d’Egner et Raz m’ont particulièrement intéressés. Suite à l’induction d’une relaxation progressive intensifiée par des suggestions hypnotiques, les sujets les plus relaxés présentaient plus de difficultés dans des tâches de conflit cognitif. Dans ces tâches Stroop on demandait aux sujets de diriger volontairement leur attention sur la couleur de mots désignant d’autres couleurs. Comme ceux qui sont plus relaxes y performent moins bien, on en conclue que les suggestions induisent la relaxation en réduisant la connectivité entre le centre frontal de détection de conflit et les centres latéraux ayant des fonctions de contrôle (disruption of functional interaction between medial frontal conflict-monitoring and lateral frontal control functions in hypnosis).
Mon interprétation est que pour fonctionner, une séance de relaxation par hypnose doit donc nous amener, progressivement, de plus en plus, à ne nous concentrer que sur des acquis positivement centrés sur d’autres certitudes positives pour nous. La relaxation implique une immersion totale de la conscience dans un champ cognitif libre de tout conflit, de tout problème, de tout irritant possible.
Métaphoriquement, nous désembrayons le centre de traitement cognitif volontairement orienté vers les buts et la résolution de problème. C’est tout simplement cela qui produit la relaxation intense qui caractérise l’hypnose. Tout simplement… cela…
Références:
Egner, T. and Raz, A. Cognitive Control Processes and Hypnosis. (2007) In G. Jamieson (ed), Hypnosis and Conscious States: The Cognitive Neuroscience Perspective. London: Oxford University Press
http://sites.google.com/site/egnerlab/publications
Sheehan, P. W., Donovan, P., & MacLeod, C. M. (1988). Strategy manipulation
and the Stroop effect in hypnosis. J Abnorm Psychol, 97(4), 455-460.
http://www.arts.uwaterloo.ca/~cmacleod/Research/Articles/jap88.pdf
Mon interprétation est que pour fonctionner, une séance de relaxation par hypnose doit donc nous amener, progressivement, de plus en plus, à ne nous concentrer que sur des acquis positivement centrés sur d’autres certitudes positives pour nous. La relaxation implique une immersion totale de la conscience dans un champ cognitif libre de tout conflit, de tout problème, de tout irritant possible.
Métaphoriquement, nous désembrayons le centre de traitement cognitif volontairement orienté vers les buts et la résolution de problème. C’est tout simplement cela qui produit la relaxation intense qui caractérise l’hypnose. Tout simplement… cela…
Références:
Egner, T. and Raz, A. Cognitive Control Processes and Hypnosis. (2007) In G. Jamieson (ed), Hypnosis and Conscious States: The Cognitive Neuroscience Perspective. London: Oxford University Press
http://sites.google.com/site/egnerlab/publications
Sheehan, P. W., Donovan, P., & MacLeod, C. M. (1988). Strategy manipulation
and the Stroop effect in hypnosis. J Abnorm Psychol, 97(4), 455-460.
http://www.arts.uwaterloo.ca/~cmacleod/Research/Articles/jap88.pdf
mardi 13 octobre 2009
5 X 10 minutes > 50 minutes
Un article du Devoir de la fin de semaine dernière explique les travaux de Wayne Sossin qui confirment au niveau moléculaire que l’étude sera plus efficace si elle se fait chaque jour précédant un examen plutôt qu’à la veille de cet examen. Les apprentissages sont mieux consolidés au niveau des synapses, c'est-à-dire des liens entre les neurones, si on répète de petites périodes de stimulation, jour après jour, par opposition à une méga stimulation concentrée en une journée.
Ainsi, étudier pendant 10 minutes pour cinq jours consécutifs permettra de faire plus d'apprentissages qu'étudier pendant 50 minutes. 5 X 10 > 50 !
Ainsi, étudier pendant 10 minutes pour cinq jours consécutifs permettra de faire plus d'apprentissages qu'étudier pendant 50 minutes. 5 X 10 > 50 !
5 X 10 minutes > 50 minutes
Un article du Devoir de la fin de semaine dernière explique les travaux de Wayne Sossin qui confirment au niveau moléculaire que l’étude sera plus efficace si elle se fait chaque jour précédant un examen plutôt qu’à la veille de cet examen. Les apprentissages sont mieux consolidés au niveau des synapses, c'est-à-dire des liens entre les neurones, si on répète de petites périodes de stimulation, jour après jour, par opposition à une méga stimulation concentrée en une journée.
Ainsi, étudier pendant 10 minutes pour cinq jours consécutifs permettra de faire plus d'apprentissages qu'étudier pendant 50 minutes. 5 X 10 > 50 !
Ainsi, étudier pendant 10 minutes pour cinq jours consécutifs permettra de faire plus d'apprentissages qu'étudier pendant 50 minutes. 5 X 10 > 50 !
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